Mondotana : difficile retour à la réalité

crédit photo: George Attino

crédit photo: George Attino

 

Cela fait une semaine jour pour jour que je suis rentrée de Tana et pourtant j’ai toujours la nostalgie. C’est quand même bizarre ce sentiment pour quelqu’un qu’on a toujours considéré comme une insensible. Comment moi, la fervente pratiquante du « je m’en foutisme », ai-je pu autant m’attacher à des inconnus ? Pourquoi ces 10 jours ont du mal à me passer ?
Tu sais quoi ? Pour me comprendre il faut que je te raconte Tana… Non, il faut plutôt que je te raconte ce que j’y ai vécu !

 

 

La Mondogang, Vive le GirlPower

 

Mondogang

Samantha et Alexandra, sans oublié Christine. En fait non. Christine, bien qu’elle soit plus jeune, c’est elle la plus lucide. Alexandra aussi est lucide, enfin oui, non si elle est. Euh… Bon oui c’est vrai c’est Samantha et moi les malades ! Alors, je vous explique. A nous quatre on a repeint cette formation à nos couleurs.
On a organisé et fait tout ce qu’on voulait. De Mister Mondoblog, en passant par les soirées entre filles (alcoolisées) sans oublier les Awards et le choix de la musique sur lesquelles on danse en boite, bref on a été des
casse-pieds. Le pire c’est que je ne regrette rien, si c’était à refaire je le ferai à nouveau.

Crédit photo: Mathias

Crédit photo: Mathias

Obligé, tous les mondoblogueurs connaissent collé la petite de Franko, la sauce de renisse… On les a tropicalisé ou africanisé ce qui est sûr quelque chose doit avoir changé chez eux. Je pense que Simon, Manon, Mathias, Camille… bref tout ceux qui nous ont sélectionné toutes les quatre ont dû le regretter, un peu, beaucoup ou peut-être pas. On est tellement pas normalement qu’on s’est créée une République dictatoriale « le bus de la joie » de laquelle on chassait les retraités « les personnes qui ne supportent pas le bruit ». A nous quatre on a fait trembler Madagascar.

 

 

Partir pour une formation pour finalement devenir une famille

 

mondofamily

Des formations on apprend juste quelques nouveaux trucs et ça je le dis sans prétention aucune. Par exemple, moi j’ai appris à protéger mes comptes. J’ai également su comment remplacer le lien d’un article effacé déjà partagé par le nouveau. Ah oui, j’ai aussi appris que le naming d’une photo participait au référencement de son blog et enfin j’ai appris à mieux cadrer mes photos. En fait, j’ai appris pas mal de trucs quand même hein ! Mais bon… Bref on était parti pour ça donc passons.
A côté des cours, ce sont les rencontres les meilleures formations (avis perso). Des différents échanges, j’ai énormément appris. Avec ces 50 jeunes venus de 16 pays différents à Tana, j’ai pu voyager. C’était jouissif pour moi d’écouter Gabriel le haïtien aka beaux yeux nous parler de la vie et de la joie dans son pays malgré les catastrophes naturelles qu’ils y ont vécu.

 

J’adorais écouter Alexandra me parler de son Cameroun natal (de la zone anglophone et francophone). Je prenais plaisir à écouter Samantha notre slameuse (internationale)  congolaise à l’accent souvent ivoirien, parfois sénégalais me parler de sa vie dakaroise. J’ai aimé partager la joie de son premier autographe également sa joie d’avoir slamé devant Michaëlle Jean et François Hollande.

Manon(la boule d'energie), Crédit photo: Mathias

Manon(la boule d’energie), Crédit photo: Mathias

 

Que dire des images qui défilait dans ma tête quand Clara chantait la berceuse ch’ti. Combien de fois, je me suis marrée quand je voyais Christine s’égosiller à me faire correctement prononcer Twitter, Instagram…

 

Rinja, Guillaume, chups, André et Tanguy, notre belge préféré (oui, on l’aime plus que Stromaé), l’une des personnes les plus adorables de la formation, mon vice-Président qui a réussi à casser tous les stéréotypes que j’avais sur les belges.

 

Mon meilleur ennemi Mathias, Manon la go qui à la vingtaine mais à qui on en a tous donné au moins 40. Julien, le gars qui a trop d’énergie dans son corps, Mariste la réservée et Camille la maman.
Ah, mais non, mais non je n’oublie pas Simon, la grosse surprise. Simon c’est le look du directeur, toujours avec sa casquette ou sans et sa clope (vrai ou fausse) serein comme jaja. Il te met très vite à l’aise. Walaye que si tu n’arrives pas à t’entendre avec Simon c’est que tu dois être interné. Le Monsieur ci est unique avec un cœur grannnnnnnnd comme ça . Mais je pense qu’il est sadomasochiste (je dis ça, je ne dis rien). Parce que je ne sais pas comment il fait pour vivre la période des départs chaque année. Vraiment il est fort !

Fatouma

Fatouma

 

 

Je me suis enfin trouvée

retrouve

 

Depuis belle lurette, je pense que j’ai été enfin moi. Je n’ai pas mis de filtre, je n’ai pas été dans la rétention de sentiments, j’ai juste vécu les choses à fond. Je n’avais pas envie d’avoir de regret.
Je me suis découverte des sentiments, une âme de poète, de protectrice, d’agaçante et de sensible. (tout ceux qui m’ont dit que je suis sans cœur aller vous faire foutre et mettre).
He oui, j’ai un cœur. Et le plus bizarre c’est que ce cœur s’est attaché à des inconnus au bout de 10 jours de cohabitation. Il fallait nous voir pleurer au moment des départs (hastag #Emotion). Je pense que la dernière fois que j’ai pleuré c’est quand j’ai échoué à mon BAC, il y a 5 ans (ma première année oh, sinon je l’ai mon BAC D). Le plus drôle c’est que quand je vois une vidéo ou une photo de groupe de Tana, les larmes remontent toutes seules.
Zuuuuut, Mondoblog a fait de moi une fiotte.

 

 

Retour Compliqué

Photo de Mathias et d'Atome

Photo de Mathias et d’Atome

 

Depuis que je suis rentrée à Abidjan, je parle en hastag comme à Tana (hastag #Emotion, #jevaisdormir, #Stop…). Je me trompe, j’appelle les gens Simon, Samantha, Manon, Atome, André, Alexandra, Clara, Tanguy, Guigui et même Mathias. Bref tous les mondoblogueurs me manquent.
Revoir Aminata, il y a quelques jours n’a rien arrangé. La prendre dans mes bras m’a rappelé les câlins matinaux de George, le câlin d’au revoir de Manon, le parfum de Sandrine…
Franchement, vous devriez penser à une cure de désintox après les mondocamp. #SuggestionsfollespourfairedurerleMondocamp
En tous cas, en dehors de ma folie en devenir, je suis heureuse des rencontres, des relations, de la famille que j’y ai eu. C’est dingue mais même mon mal de dos, de fesses et mon téléphone cassé trouvent justification quand je repense à ces 10 magnifiques jours que j’ai passé entourée de couleurs et de saveurs de 16 horizons différents.
Merci Mondoblog, merci les mondoblogueurs de m’avoir permis de rentrer avec un peu de vous, merci pour Mondotana et comme le dirait l’homme aux chaussettes colorés désormais renommé l’homme à la clope « ce n’est qu’un début », vous et moi on est okohi*. Je ne compte plus vous lâcher !

 

Okohi: être ensemble , être unis..