lagozi

Pour la valorisation de la culture de chez nous !

ZAZIWE : Réinvente votre écoute!

12920519_10205793417298852_2330917125194789478_n

Boni Hermann ,Cofondateur du Studio Zaziwé

‘’Zaziwé’’ est une start-up née du désir de deux jeunes ivoiriens amoureux de la radio qui ont pour ambition de révolutionner le monde de l’audio en Côte d’Ivoire.

Avec leur projet mal peaufiné Zenab Zouvilla et Boni Wilfried participent au concours ‘’Jeune entrepreneur’’ organisé par le Ministre ivoirien d’Etat et de la sécurité, Hamed Bakayoko en 2014.

A 20 ans, mal préparé et dans le secret, Boni Hermann Wilfried est celui qui va défendre le projet devant le jury de circonstance et remporte le prix du meilleur jeune entrepreneur de cote d’ivoire avec à la clé 2 millions de francs CFA.

Les millions en banque les deux jeunes associés lancent leur entreprise appelée ‘’Zaziwé’’. Zaziwé qui signifie connaissant en XHOSA langue sud-africaine.

Zaziwé  est une agence de production sonore qui élabore, réalise et diffuse des solutions AUDIO pour le bien-être des populations africaines.

À travers leurs histoires sonores, ils ont la volonté de sensibiliser les populations rurales sur certaines problématiques du quotidien auxquelles elles font face, et à les amener à effectuer des changements de comportements nécessaires. Changements qui doivent être effectués  en vue d’améliorer leur bien-être.

Outre les fictions audio, la jeune entreprise propose également des services supplémentaires. A savoir des voix off, de la musique, la création d’identité sonore et de Capsules sonores (émission de courte durée).

Le succès d’un tel projet me semble tellement difficile à visualiser que j’ai été demandé à Boni Wilfried, cofondateur du projet : En quoi son projet peut impacter sur la population ?  .

Il m’a répondu : « 85% des foyers africains ont accès à un poste de radio qui fonctionne. Également accessible sur internet et via application mobile, la radio est également prisée sur ces canaux.En Juin 2013, le taux de pénétration des smartphones en Afrique est estimé à 25%. Dans les pays africains les plus développés, près de 90% des consommateurs ont accès à un téléphone mobile, et 87% possèdent une radio. La radio est le média que les populations africaines se sont le plus appropriées, du fait de son accessibilité, y compris pour les analphabètes. Alors c’est par ce moyen « accessible » à tous que nous comptons passer pour sensibiliser, informer et éduquer la population à travers nos fictions ».

Bien que ce projet semble bien grand et lourd à porter pour cette jeune équipe de huit membres ; les jeunes pachydermes de la ‘’Team Zaziwé’’ semblent prêts à s’affirmer et s’imposer. Ils ont eu l’occasion de faire leur preuve en faisant l’habillage sonore de la série humoristique « COLETTE» de Mac production.

Et d’après ce qu’ils m’ont laissé entendre, ce n’est que « le début du commencement », comme on le dit dans le jargon ivoirien.

Bolikro : un campement culinaire à « Vegas » !

garde
J’ai été à Yamoussoukro lorsque j’étais adolescente. J’ai visité les lieux « mythiques » de la capitale politique de la Côte d’ivoire : la basilique, le lac aux caïmans… Bref, j’ai fait ce que ferait tout bon touriste dans cette ville qui m’a semblé presque morte.

 

Mais, ça, c’est parce que j’y allais avec les parents. J’y suis retournée il y a quelques semaines avec une amie. Et là, j’ai découvert pourquoi le surnom de cette ville est « Vegas ». Reposante certes, mais lumineuse, avec ses mille et un hôtels et restaurants pour la plupart étoilé. J’ai redécouvert Yakro.

 

Entre vin fait maison, pizza croustillante et choukouya*, un endroit m’a particulièrement marqué à Vegas : Bolikro. Situé à proximité d’un lac, au carrefour des quartiers N’zuessi et Assabou, Bolikro est un espace plein air qui a la particularité de recréer l’esprit du village et des champs.

 

Loin des établissements haut-standing, avec menus à base de plats imprononçables, le met principal de cet espace est le cabri. D’où l’appellation Bolikro (le village du cabri en Baoulé).
À Bolikro, on se sent comme au village. Palmiers, arbustes, arbres, feuillages, préparation au feu de bois sur des foyers traditionnels, bancs, kpatas (apatams avec toits en pailles), chaises en bambou, chaises en bois assemblés avec du rotin, le taliet (récipient en terre cuite) comme couvert. Bref, un véritable campement en pleine ville des lumières.
« Bolikro est avant tout un concept… Et jamais, je ne changerai cette vision. Nous avons des clients venant d’Abidjan qui me disent : ‘mais pourquoi ne pas ouvrir la nuit ?’. Je leur réponds tout simplement : ‘va-t-on au champ la nuit ?’. Non, l’esprit Bolikro ne changera pas », déclare Wolfgang Bogou dit Wolf, propriétaire de cet endroit créé en 2008.
À Bolikro, les mouches et autres insectes des champs sont bien au rendez-vous. Les protocoles des restaurants chics n’y ont pas de place. Et pourtant Bolikro possède un charme incomparable, qui séduit à coup sûr.
« Les mets ici sont réalisés comme au village. Aussi, bien que la ville (Yamoussoukro) soit particulièrement chère, Bolikro est le seul espace où locaux et étrangers peuvent s’offrirent un plat », affirme Ben Adjé, un habitué du coin.
En effet, les prix à Bolikro restent accessibles pour une ville où les touristes ne manquent pas. Avec au moins 2100 francs CFA, tu peux avoir soit un rôti (braisé) ou une soupe avec l’accompagnement (attiéké). Cependant, le mets que je vous conseille est le sauté qui, lui, est à 3000 francs, mais qui en vaut le coût et le coup.
Pour celui ou celle qui n’aime pas le cabri, Wolf a pensé à tout. L’établissement propose aussi le « poulet africain » en rôti, en sauté (kédjénou) et en soupe. Vous pourrez arroser tout ceci avec des boissons rafraîchissantes.
Si vous passez un jour par Yamoussoukro, n’hésitez pas à faire un tour à Bolikro. C’est ouvert presque tous les jours de 10h à 17h30.